Partager l'article ! Désastre culinaire (1): Ce soir, au terme d’une bataille épique avec ma boîte de lardons, j’ai fini par arriver à la conclusion émin ...
Postite et Babiole, ce sont deux copines, décidées à vous faire partager leur amour de la culture et le pêle-mêle de leurs vies, le tout avec humour! Si vous voulez plus de détails c'est ici!
Ce soir, au terme d’une bataille épique avec ma boîte de lardons, j’ai fini par arriver à la conclusion éminemment philosophique suivante : je suis terriblement nulle en cuisine.
Et pour ceux d’entre vous qui se poserait la question, c’est la boîte de lardons qui a gagné, avec le très classique coup, dit de « l’ouverture facile », à laquelle je me suis bêtement fait avoir.
Pourquoi une telle inimitié culinaire me direz-vous ? Je ne sais pas. On pourrait croire qu’avec la lignée de personnalités culinaires extrêmement qualifiées dont je descends, une telle capacité serait pratiquement écrite dans mon patrimoine génétique.
Il faut croire que non.
Pourtant, ne serait-ce que dans le cercle proche, ma mère, mes grands-mères ainsi que ma Postite sont d’exceptionnels cordons bleus, capables de faire un repas succulent avec trois fois rien. Et alors ? Et bien en ce qui me concerne, rien du tout. Je serais capable de sauter un repas ou de manger un bol de céréales en guise de repas si j’ai oublié de faire les courses (et donc le plein de plats faciles, tout prêts à l’emploi.)
D’abord, ça me saoule de cuisiner, de passer des plombes en cuisine à mitonner un plat avalé en moins d’une heure, ça a le don de m’agacer. En plus, j’ai une tendance fanatique à suivre les recettes à la lettre (un peu trop) ou, à tout oublier (et donc à faire cramer le moindre plat qui relèverait pourtant du niveau d’un gamin de 10 ans).
Démonstration : les pâtes. Simple, facile à faire, mariable à n’importe quel autre aliment. En général, une fois que j’ai mis l’eau à bouillir, je peux tout recommencer dans les 2 heures, parce que j’ai oublié que j’avais mis de l’eau à bouillir et qu’une fois que j’arrive avec le paquet de pâtes en main, il ne reste plus que quelques malheureuses gouttes qui se battent en duel au fond de la casserole. Si j’ai par malheur eu l’idée saugrenue d’accommoder mes pâtes avec une simple sauce carbonara, c’est le drame. Confère donc ma phrase d’introduction : je commence par me battre avec mon paquet de lardons et son ouverture facile, qui finit invariablement par une victoire des lardons, une explosion du paquet (et de mes nerfs par la même occasion), et des lardons qui font dans la danse de la victoire sur le sol de ma cuisine (quand ils n’atterrissent pas au fond de mon évier).
Ensuite, j’ai un problème désastreux avec la fameuse notion dite des quantités pifométriques. Lorsque je me fais un simple plat de pâtes, j’ai de quoi nourrir l’armée pendant une semaine au bas mot.
Mais revenons à ma carbonara, une fois réglé le problème de la disparition de l’eau, il s’agit de faire cuire séparément les lardons. Qui demandent donc une surveillance de tous les instants, en admettant bien entendu que j’ai ouvert un deuxième paquet entretemps, et que je sois parvenu cette fois-ci à laisser plus de lardons dans la boîte que par terre.
Vous suivez ?
Bon. Là encore, ça me gonfle de surveiller mes lardons sans rien faire d’autre. Donc, je pars lire, ou faire un truc sur l’ordi, j’ai l’impression qu’il s’est écoulé 5 minutes en fait ça fait une demie heure, mes lardons sont cramés et mes pâtes sont tellement restées dans l’eau qu’on dirait presque de la semoule. Je les aime fondantes certes, mais de là à avoir de la purée de pâtes dans mon assiette, il y a une marge.
En admettant que j’ai vaincu la malédiction de l’eau qui s’évapore, que j’ai remporté une victoire sur mes lardons, et que j’ai terrassé la cuisson des dits lardons, il ne me reste plus qu’à ajouter la crème fraiche, mon jaune d’œufs et à tout mélanger. Facile.
Je vous épargne l’état de ma cuisine à la sortie.
Pour ceux qui se demanderaient comment fait un éventuel conjoint dans cette histoire, c’est très simple, il cuisine lui-même. Parce qu’en général je mange rarement avant 21h30, il me faut au moins 2h d’auto motivation avant que je me décide 1) à me faire à manger et 2) à décider ce que je vais me faire à manger. Et que les hommes ont généralement faim bien plus tôt. CQFD.
L’auteur de ce poste aimerait cependant préciser qu’elle possède quelques spécialités culinaires :
- les crêpes
- le gâteau au chocolat
- les roses des sables
- le gâteau de bonbons
et sa très grande fierté : les îles flottantes avec crème anglaise qu’elle fait
elle-même.
Ah, je maîtrise aussi la cuisson du crabe à la perfection.
Il a été fait remarquer à l’auteur que malheureusement, il n’était pas possible de vivre en se nourrissant exclusivement des aliments précités.
Enfin, l’auteur aimerait néanmoins préciser qu’elle gère excessivement bien la cuisson micro onde des soupes toutes prêtes, celle des steaks et du riz, et qu’elle est tout à fait capable de réaliser d’excellentes salades.
C’est tout.
Sur ce, permettez moi de retourner à mes pâtes carbonara carbonisées et ratées (aujourd’hui était un mauvais jour…). Bonne soirée.
Babiole
Ceci dit je suis d'accord avec toi pour les ouvertures faciles.. ben ça marche jamais, et les lardons, ces sagouins n'aiment pas aller tranquillement griller dans la poelle, faut tout de suite qu'ils crament!
Non, le truc, c'est les plats qui cuisent 3 plombes, comme ça tu peux bien lire ce que tu veux pendant que ça cuit!
PS : je te raconterai un jour comment je me suis débattue avec un poisson ce week end... c'est fini je n'en rachèterai plus!
Ah, le poisson j’ai pas encore eu le courage de testé !! Mais effectivement je serais curieuse de savoir qui a gagné !^^
J’ai toujours dit que les roses des sables (tout comme le Nutella d’ailleurs) devraient être remboursées par la Sécurité sociale au titre d’antidépresseurs alimentaires… Pfff, on veut jamais m’écouter !!
Je crois que malheureusement il s’agit là d’un domaine dans lequel même tes talents culinaires ne peuvent rien faire…^^
Tu commences par mettre à chauffer l'eau des pâtes, et tu débutes la recette au moment ou tu plonges les pâtes.
Tu fais blanchir tes lardons à feu vif dans une casserole, dès qu'ils ont rendu leur gras, tu l'enlèves (tu le fais couler dans un petit récipient par exemple). 1 à 2 min écoulée(s)
Ensuite tu ajoute la crème (entière, pas de la légère) puis tu laisse réduire à feu doux. ça peut bouillir un peu c'est pas méchant. (ad lib)
1 minute avant la fin de cuisson des pâtes, tu ajoutes ton jaune d'oeuf et tu le bat vigoureusement pour le mélanger avec la crème, avant qu'il ne cuise.
Tu continues à laisser mijoter à feu doux. Pendant ce temps, tu égouttes les pâtes qui doivent êtres cuites al-dente.
Tu peux servir, c'est prêt !
Je vois qu’il y en a qui sont prêts à tenter des sauvetages en milieu hostile…^^ Promis je testerais ta version à la prochaine occasion. Merci ! Je suis contente de voir qu’il y en a encore pour penser que tout espoir n’est pas perdu !! Sinon un conseil pour les ouvertures dites « faciles » ?? ^^
Ouais, j’essaierais d’y penser…Le tout étant de ne pas oublier les pâtes quand même !!
J’adore ta version des choses, et j’aime beaucoup ton jeu de mot !!^^ Le lardon qui sort par césarienne va résister un mythe culinaire dans mon panthéon personnel !